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Originaire d'Amérique du Nord, il fut découvert par A.Menzies (d'où son nom latin) et introduit en 1827 en Angleterre puis en 1842 en France par D. Douglas, botaniste anglais qui lui a donné son nom. Ce n'est ni un sapin, ni un pin mais on continue à parfois l'appeler sapin de Douglas ou bien encore pin d'Oregon. En France, on trouvera les plus grands peuplements de douglas dans le massif central. Ce grand conifère peut atteindre 100 m dans son aire naturelle mais dépasse rarement les 40 mètres en France.
Essence monoïque qui fleurit en mai et se régénère aisément, le douglas a une longévité qui peut atteindre entre 5 et 7 siècles. Un champignon microscopique (Phaeocryptus gaeumanii) et appelé larouille suisse attaque les arbres faibles entraînant d'importantes chutes d'aiguilles. Le douglas développe un enracinement superficiel ce qui le rend sensible au vent.
Très durable, c'est la plus importante essence de reboisement actuelle en France car ses utilisations sont multiples :
1ère éclaircie: Trituration et piquets.
2ème éclaircie: Idem 1ère éclaircie + petits sciages (lamellé-collé).
Ensuite: Charpente traditionnelle grâce à ses propriétés mécaniques qui sont en général meilleures que celles des sapins et épicéas mais aussi menuiserie, bardage, déroulage et pour la fabrication des panneaux.
Son bois a généralement des propriétés physiques constantes, quelque soit sa vitesse de croissance. Difficile à travailler car il a tendance à durcir après l'abattage, son bois est généralement un peu rouge et doté d'un grain grossier mais peut avoir davantage de valeur s'il est plutôt jaune.
(1) Arbre très droit.
(2) Écorce lisse et couverte de nombreuses pustules de résine odorante quand il est jeune mais se fissurant avec l'âge et devenant même liégeuse quand il est très âgé.
(3) Rameaux souples et verruqueux, brun-rouges ou verdâtres.
(4) Bourgeons brun-rouges fusiformes.
(5) Aiguilles non piquantes de 15 à 30 mm de long; aplaties, molles et disposées en brosse sur les rameaux, dégageant une odeur de citronnelle quand on les froisse. Leur verso présente 2 bandes blanches.
(6) Cônes pendants et assez petits (5-10 cm), ayant la forme d'un oeuf, chaque écaille étant accompagnée d'une longue bractée très visible comportant 3 pointes, un peu comme un trident (bractées trifides).
Ci dessous : Un bourrelet de cicatrisation est apparu sur cette souche; les racines de ce douglas communiquent sans doute avec celles d'un autre douglas encore vivant |
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Écogramme |
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Espèce de demi-ombre
Espèce exigeant une pluviométrie minimale de 700 mm d'eau par an. |
Xérophiles | |||||||||||||||
| Mésoxérophiles | ||||||||||||||||
| Mésophiles | ||||||||||||||||
| De.milieu.frais | ||||||||||||||||
| Hygroclines | ||||||||||||||||
| Mésohygrophiles | ||||||||||||||||
| Hygrophiles | ||||||||||||||||
| Très acides | Acides | Assez acides | Peu acides | Neutres | Calcaires | |||||||||||
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- Exclusivement en futaies.
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